Description (in original language)
Épigrammes créé par Jean-Pierre Balpe en 1997 et publié dans DOC(K)S / alire 10 est un générateur de texte qui formule des épigrammes ou de petits écrits satiriques. Ces écrits satiriques utilisent le sarcasme et l’ironie pour montrer des vérités de l’être humain, ou plutôt des vérités délicates, qui sont normalement privées. Le rôle du lecteur est d’examiner des fragments générés et de trouver des liens intertextuels. Le lecteur a toujours sa propre histoire qui contribue au sens du texte. Alors le lecteur n’est jamais naïf, et, selon Balpe, chaque fois que le lecteur lit le texte, le lecteur voit un nouveau texte qui donne l’opportunité à un nouveau sens. Chaque court épigramme décrit ou parle d’une situation différente pour un ou plusieurs personnages et ces petites anecdotes montrent des cohérences thématiques. Les femmes dans les épigrammes « glosent » ou « jurent » de la supériorité de la femme, créant un thème satirique, et des fois sarcastique, de l’élévation morale de la femme qui est prouvé ou établi avec une fausse assurance des personnages féminins. Une épigramme dit : “Evelyne glose, Evelyn jase tout le temps, Ses compétences sont reconnues de tous, Tout un chacun déclarerait ses mérites, et proclamerait sa supériorité…” Dans les épigrammes qui parlent des hommes, le texte offre un ton différent qui consiste en l’utilisation de la satire et du sarcasme dans un sens péjoratif et quelquefois vulgaire. Une forte cohérence du thème n’est pas évidente entre les deux sexes, mais, on peut dire que l thème des personnages montre les fautes et les défauts de l’humain selon Balpe. Les répétitions des phrases et des formes dans les épigrammes ajoutent aussi une cohérence thématique et structurelle. Dans les deux épigrammes qui suivent, les structures se répètent et suivent une formule trouvée dans d’autres épigrammes. La formule consiste en un nom, puis trois petits points (qui suggère une élimination de l’information), et puis trois lignes (du même sens et format), suivies par trois petits points et une expression ou un proverbe. « Zoé… Zoé jure que la femme est l’avenir de l’homme, Elle l’assure, elle le promet Le souvenir n’est jamais certain … La douleur embellit l’écrevisse. » « Guillaume… Evelyne dit : la femme est l’avenir de l’homme, Il l’affirme, il le répète Rien n’est sûr à qui se souvient… A toute chose sa saison. » La phrase qui se répète, « la femme est l’avenir de l’homme », fait référence à un vers dans « Le Fou d’Elsa » du poète Louis Aragon. Cet usage de phrases est de scriptons qui se répètent, ainsi que la répétition des formes structurelles, est une marque d’un générateur, mais Balpe utilise la répétition pour donner une impression de cohérence qui soutient l’interprétation du thème. Balpe utilise fortement la satire et le sarcasme dans les mots du générateur qui montrent les deux sexes dans sous un jour péjoratif. Le texte parle de l’humain et de la vie dans un sens un peu sombre : « La vie n’est pas un long fleuve tranquille ».